dimanche 30 novembre 2025

Une leçon pour Benoît le voleur

 


Benoît Dutal, jeune homme de 19ans, profitait de ses vacances pour explorer les environs de son village, mais son esprit était ailleurs. Avec ses cheveux noirs coupés en une coupe wolf qui encadrait son visage aux traits marqués par une légère arrogance, son teint légèrement halé et son corps athlétique, il attirait souvent les regards. Ce jour-là, il était vêtu d’un simple t-shirt noir moulant ses muscles saillants et d’un jean large, une tenue décontractée qui reflétait son esprit rebelle. Accompagné de ses nouveaux amis, Caroline, Liara et Jason, il cherchait à les impressionner. L’idée de voler dans la supérette du village lui sembla être le défi parfait, une manière de montrer qu’il n’avait peur de rien.

Caroline, fine et élancée, avec ses cheveux blonds coupés en un carré parfait qui encadrait son visage aux traits délicats, observait Benoît avec un mélange de curiosité et de scepticisme. Ses yeux noisette brillaient d’une lueur interrogatrice, comme si elle se demandait jusqu’où il irait pour prouver sa valeur. Liara, métisse coréenne-française, avec sa frange effilée et son style streetwear qui reflétait son côté audacieux, semblait plus amusée qu’inquiète. Ses lèvres esquissaient un sourire en coin, comme si elle savait déjà que cette aventure tournerait mal. Quant à Jason, le fils de Madame Marasse, timide et un peu en surpoids, il restait en retrait, ses lunettes rondes reflétant une lueur d’appréhension. Son corps massif et ses mouvements maladroits contrastaient avec l’assurance de Benoît, mais son regard trahi sa fascination pour ce qui allait se passer.

La supérette, tenue par Marie Leclerc, une femme franche et déterminée, était un lieu central du village. Marie, avec ses cheveux grisonnants attachés en une queue de cheval désordonnée et ses vêtements décontractés qui portaient les marques de longues journées de travail, était connue pour son caractère rugueux mais juste. Elle avait repris l’affaire familiale après la mort de ses parents et la protégeait farouchement, comme si chaque rayon, chaque produit, était un morceau de son héritage.

Benoît entra dans le magasin, suivi de près par ses amis. L’atmosphère était calme, les rayons bien rangés, et quelques clients vaquaient à leurs occupations, indifférents à la tension qui montait dans le groupe. Il jeta un regard autour de lui, repérant les caméras de sécurité avec un sourire en coin, puis se dirigea vers le rayon des confiseries. D’un geste rapide, il glissa une barre chocolatée dans sa poche, puis une autre, sous les yeux écarquillés de Caroline et Liara.

— Benoît, tu es sûr de toi ? murmura Caroline, sa voix tremblante trahissant son inquiétude. Ses mains fines se crispèrent sur son sac, comme si elle cherchait un soutien physique pour contrer l’anxiété qui la gagnait.

— Bien sûr, répondit-il avec un sourire arrogant, ses dents blanches contrastant avec son teint halé. Personne ne va rien remarquer. Il se redressa, gonflant légèrement la poitrine, comme pour affirmer sa domination sur la situation.

Mais Marie Leclerc, derrière sa caisse, avait remarqué. Ses yeux perçants, marqués par des années de vigilance, avaient suivi chaque mouvement de Benoît. Elle se leva lentement, ses mains calleuses se posant sur le comptoir avec une fermeté qui ne laissait aucun doute sur sa détermination. Son regard croisa celui de Benoît, et un frisson parcourut l’échine du jeune homme, bien qu’il tenta de le cacher.

— Jeune homme, appela-t-elle d’une voix ferme, qui résonna dans le silence soudain du magasin. Venez ici, s’il vous plaît. Chaque mot était prononcé avec une clarté qui ne laissait aucune place à la discussion.

Benoît se figea. Il échangea un regard avec ses amis, cherchant un soutien qu’ils ne pouvaient pas lui offrir. Caroline détourna les yeux, Liara croisa les bras avec un air de défi, et Jason se recroquevilla un peu plus, comme s’il cherchait à disparaître. Benoît se dirigea vers Marie, essayant de garder une attitude décontractée, mais ses pas étaient lourds, comme s’il marchait vers son exécution.

— Oui ? dit-il, feignant l’innocence, mais sa voix tremblait légèrement, trahissant son incertitude.

— Vide tes poches, ordonna Marie, croisant les bras sur sa poitrine massive. Ses yeux ne quittaient pas ceux de Benoît, comme si elle cherchait à percer son âme.

Benoît hésita, son regard balayant la pièce à la recherche d’une échappatoire. Mais face au regard implacable de Marie, il obéit. Les barres chocolatées tombèrent sur le comptoir avec un bruit sourd, exposant sa tentative de vol aux yeux de tous. Un silence pesant s’installa dans le magasin. Les clients, intrigués par la scène, commencèrent à se rassembler autour de la caisse, leurs murmures remplissant l’air comme un bourdonnement d’abeilles.

— Tu crois que c’est un jeu, hein ? dit Marie, sa voix tremblant de colère. Chaque mot était chargé d’une intensité qui fit reculer Benoît d’un pas. Tu penses que tu peux venir ici et voler sans conséquences ? Ses poings se serrèrent, ses ongles creusant la chair de ses paumes.

Benoît tenta de se justifier, mais Marie leva la main pour le faire taire. Son geste était si brusque que Benoît recula instinctivement, comme si elle l’avait frappé.

— Assez ! rugit-elle. Sa voix résonna dans le magasin, faisant taire les murmures des clients. Tu vas apprendre ce que ça fait de ne pas respecter les règles. Chaque syllabe était prononcée avec une force qui laissait entendre que cette leçon serait mémorable.

Elle attrapa Benoît par le bras avec une poigne de fer et le tira vers l’arrière du magasin, où se trouvait un petit bureau. Les clients murmuraient, certains choqués par la brutalité de la scène, d’autres amusés par l’humiliation publique du jeune homme. Caroline et Liara se regardèrent, incertaines de ce qui allait se passer. Jason, quant à lui, resta en retrait, ses yeux rivés sur la scène avec une expression mêlée de peur et de fascination, comme s’il assistait à un spectacle macabre.

Dans le bureau, Marie ferma la porte derrière eux avec un claquement sec qui fit sursauter Benoît. Elle se tourna vers lui, son visage rouge de colère, ses veines saillantes sur son front.

— Tu vas être puni, et ce ne sera pas joli à voir, dit-elle, les yeux étincelant d’une détermination froide. Chaque mot était une promesse de douleur et d’humiliation.

Avant que Benoît puisse protester, Marie lui administra une gifle retentissante en plein visage. Le bruit de la claque résonna dans la pièce, et Benoît porta instinctivement la main à sa joue, les yeux écarquillés de surprise et de douleur. La marque rouge de la main de Marie se dessina instantanément sur sa peau, un symbole de son autorité et de sa colère.

— Ça, c’est pour t’apprendre à respecter les gens, gronda Marie. Sa voix était rauque, chargée d’émotions refoulées. Et maintenant, prépare-toi à recevoir une bonne fessée. Chaque mot était prononcé avec une lenteur délibérée, comme pour s’assurer que Benoît comprenne pleinement ce qui l’attendait.

Benoît recula, les yeux remplis d’incrédulité. Son regard balaya la pièce, cherchant une issue, mais il n’y en avait pas.

— Une fessée ? Vous ne pouvez pas faire ça ! s’écria-t-il, sa voix tremblante trahissant sa peur. Ses mains se crispèrent en poings, comme s’il cherchait à se défendre contre l’inévitable.

— Oh, si, je le peux, rétorqua Marie, les poings serrés. Ses yeux brillaient d’une lueur froide, comme si elle prenait plaisir à son pouvoir sur lui. Et tu vas l’avoir, ici et maintenant. Chaque mot était une sentence, une condamnation à une humiliation publique.

Elle attrapa Benoît par le bras et le traîna hors du bureau, sous les regards stupéfaits des clients. Le jeune homme se débattit faiblement, mais la poigne de Marie était inébranlable. Caroline et Liara échangèrent un regard horrifié, leurs visages pâles comme des linges. Jason, toujours en retrait, regardait la scène avec une expression indéchiffrable, ses yeux brillants d’une émotion complexe, mêlant fascination et malaise.

Marie conduisit Benoît au milieu du magasin, où les clients s’étaient maintenant rassemblés en un cercle curieux. Le jeune homme sentit les regards peser sur lui, comme des lames qui le transperçaient. 

L’air était lourd, saturé d’une tension palpable, comme si chaque molecule d’oxygène était chargée de jugement. Les clients, habituellement pressés, s’étaient arrêtés net, attirés par la scène qui se déroulait devant eux. Leurs murmures formaient un fond sonore étouffé, un chœur de curiosité et de désapprobation.

Hassan, le chauffeur de bus, se tenait près de la porte, les bras croisés sur sa poitrine massive. Son regard, d’ordinaire bienveillant, était maintenant voilé d’un mélange de curiosité et de réprobation. Jacqueline Dubois, assise sur une chaise près du comptoir, ajustait ses lunettes avec une lenteur calculée, comme si elle assistait à une leçon qu’elle avait elle-même dispensée des dizaines de fois. Son visage ridé semblait dire : « Voilà ce qui arrive quand on ne suit pas les règles. » Caroline, se mordillait la lèvre inférieure, partagée entre l’embarras et l’inquiétude. Ses mains tremblaient légèrement, comme si elle voulait intervenir mais ne trouvait pas le courage. Liara Nguyen, quant à elle, semblait presque amusée, bien que son regard traînait sur Benoît avec une curiosité malsaine, comme si elle savourait chaque instant de son humiliation.

C’est alors que Jason, le fils de Madame Marasse, s’avança timidement vers Marie. Son visage enfantin, caché derrière des lunettes rondes, était marqué par une hésitation évidente. Ses doigts jouaient nerveusement avec la lanière de son sac à dos. « Madame Leclerc… », commença-t-il d’une voix tremblante, « est-ce que… est-ce que je pourrais filmer la scène ? Avec mon téléphone… pour la diffuser en direct. » Marie, surprise par la proposition, leva un sourcil. Ses yeux se plissèrent légèrement, comme si elle pesait les avantages et les inconvénients. « En direct ? » répéta-t-elle, un sourire malicieux se dessinant sur ses lèvres minces. « Pourquoi pas ? Ça lui apprendra peut-être à réfléchir avant d’agir. » Elle hocha la tête, et Jason, visiblement soulagé, sortit son téléphone de sa poche. Ses doigts maladroits s’activèrent sur l’écran, et son visage timide se transforma en un sourire presque sadique alors qu’il pointait l’appareil vers Benoît.

La pièce sembla retenir son souffle lorsque Marie se positionna derrière Benoît. Ses mains larges et calleuses se posèrent sur ses épaules, et il sentit une pression ferme, comme si elle voulait s’assurer qu’il ne bougerait pas. « T’es prêt, petit malin ? » demanda-t-elle d’une voix dure, sans attendre de réponse. D’un geste ferme, elle attrapa le t-shirt noir de Benoît et le tira vers le haut, révélant son torse athlétique. La peau de Benoît rougit instantanément, comme si la honte elle-même s’était matérialisée en une chaleur brûlante. Il tenta de se couvrir, mais Marie le repoussa brutalement. « Pas de pudeur aujourd’hui, hein ? » grogna-t-elle, ses mots tranchant comme des lames.

Elle continua de déshabiller Benoît, tirant sur son jean large jusqu’à ce qu’il tombe à ses chevilles. Le tissu froissa contre le sol, un bruit sec qui sembla résonner dans le silence de la pièce. Les murmures des spectateurs s’intensifièrent, et Benoît sentit une vague de chaleur humiliante monter à ses joues. Ses mains se crispèrent sur ses cuisses, comme s’il cherchait à s’agripper à une dignité qui s’échappait déjà.

Mais ce n’était pas fini. Marie s’accroupit devant lui, ses yeux durs plantés dans les siens. Elle attrapa la taille élastique de son boxer. « Tout doit être exposé, » dit-elle d’un ton froid, chaque mot tombant comme un couperet. D’un mouvement rapide, elle tira le tissu vers le bas. Benoît, maintenant complètement nu, sentit une vague de honte l’envahir. Ses parties génitales, exposées aux regards de tous, semblaient brûler sous l’attention. Il tenta de se recroqueviller, mais Marie le maintint fermement en place, ses mains comme des étaux sur ses épaules. « T’as volé, t’assumes, » lança-t-elle, avant de s'asseoir et le basculer sur ses genoux.


La première claque résonna dans la pièce, un son sec et cuisant qui fit sursauter plusieurs spectateurs. Benoît retint un cri, serrant les dents pour ne pas montrer sa douleur. La paume de Marie était chaude et lourde, et il sentit une brûlure instantanée se propager sur sa fesse gauche. Marie leva la main à nouveau, et la deuxième claque tomba, encore plus forte que la première. « Compte-les, » ordonna-t-elle, mais Benoît, submergé par l’humiliation et la douleur, ne pouvait que se concentrer sur la brûlure qui s’étendait sur ses fesses.

Les claques s’enchaînèrent, chacune plus cuisante que la précédente. Jason, toujours en train de filmer, s’assura que chaque moment, chaque grimace était capturé et diffusé en direct. Son visage, d’abord timide, était maintenant illuminé par un sourire malicieux, comme s’il savourait chaque instant de l’humiliation de Benoît. Les spectateurs réagissaient de différentes manières. Jacqueline Dubois hocha la tête avec approbation, ses lèvres minces étirées en un sourire satisfait. Hassan détourna le regard, un air de désapprobation sur son visage buriné. Caroline, les mains serrées, semblait sur le point de protester, mais elle resta silencieuse, comme si elle craignait de s’attirer les foudres de Marie. Liara, quant à elle, avait sorti son téléphone, partageant la vidéo en direct sur les réseaux sociaux avec un commentaire moqueur : « Le voleur prend cher ! #JusticeEnDirect »

Les commentaires commençaient déjà à affluer, et Benoît, même dans sa détresse, pouvait sentir les regards virtuels se poser sur lui. Chaque notification, chaque rire moqueur, chaque insulte, semblait s’ajouter à la douleur physique. Marie ne montrait aucune pitié. Ses mains larges et calleuses frappaient avec une précision implacable, chaque claque un rappel cuisant de la faute de Benoît. « T’as cru que tu pouvais faire ce que tu voulais, hein ? » gronda-t-elle entre deux coups, sa voix rauque remplissant la pièce. « Eh bien, maintenant, tout le village va voir ce qui arrive aux voleurs. »

Benoît, les larmes aux yeux, tenta de se débattre, mais Marie le maintint fermement en place. « Reste en place, petit con, » ordonna-t-elle, et elle continua son châtiment sans relâche. Les minutes semblaient s’étirer en heures, chaque claque un rappel douloureux de l’humiliation publique. Les fesses de Benoît étaient maintenant rouges et enflammées, et il pouvait sentir la chaleur irradier à travers son corps, comme si chaque coup avait allumé un feu en lui.

Il tenta de compter les claques, comme Marie l’avait ordonné, mais les chiffres se mélangeaient dans son esprit embrouillé. Il ne savait plus combien il en avait reçu, ni combien il en restait. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il voulait que ça s’arrête. Ses jambes tremblaient, ses bras se crispaient, et il sentait ses forces l’abandonner peu à peu. Les murmures des spectateurs se transformèrent en un brouhaha indistinct, comme si le monde entier se moquait de lui.

Finalement, après ce qui sembla une éternité, Marie s’arrêta. Elle repoussa Benoît, qui tomba sur le sol, les fesses en feu et l’âme brisée. Il gémit faiblement, ses mains se portant instinctivement à ses fesses, comme si elles pouvaient apaiser la douleur. « T’as compris la leçon, maintenant ? » demanda-t-elle d’un ton dur, ses yeux scrutant son visage. Benoît, le visage baigné de larmes, ne pouvait que hocher la tête, incapable de parler. Sa gorge était serrée, et les mots semblaient bloqués, comme s’ils refusaient de sortir.

Marie se leva, ajustant son tablier, et jeta un regard aux spectateurs. « Voilà ce qui arrive quand on ne respecte pas les règles, » déclara-t-elle, sa voix portant dans toute la pièce. Elle retourna derrière son comptoir, comme si rien ne s’était passé, mais Benoît savait que rien ne serait plus jamais comme avant.

Jason, toujours en train de filmer, arrêta l’enregistrement et sourit malicieusement. « Ça va faire un buzz, » murmura-t-il, avant de partager la vidéo sur toutes les plateformes possibles. Benoît, toujours nu et humilié, tenta de se relever, mais ses jambes tremblaient trop. Caroline s’approcha, lui tendant son jean et son t-shirt. « Viens, on va te ramener chez toi, » dit-elle doucement, sa voix tremblante d’émotion. Benoît, le visage baigné de larmes, ne pouvait que hocher la tête, comme un enfant perdu.

Alors que Caroline aidait Benoît à se rhabiller, les spectateurs commencèrent à se disperser. Certains jetaient des regards de pitié, d’autres des sourires moqueurs. Jacqueline Dubois s’approcha de Marie, lui tapotant l’épaule. « Vous avez bien fait » dit-elle avec approbation. « Il fallait que quelqu’un lui apprenne une leçon. » Marie hocha la tête, un sourire satisfait sur ses lèvres.

Benoît, soutenu par Caroline, sortit de la supérette, le corps douloureux et l’esprit brisé. Chaque pas était un effort, chaque mouvement une torture. Les commentaires sur les réseaux sociaux commençaient déjà à affluer, et il savait que cette humiliation le suivrait pendant longtemps. Les rires, les insultes, les moqueries—tout semblait s’abattre sur lui comme une avalanche.

Alors qu’ils marchaient vers la sortie du village, Benoît ne pouvait s’empêcher de se demander si cette leçon avait vraiment été nécessaire. Ses fesses brûlaient toujours, et il sentait chaque regard posé sur lui, comme si le monde entier le jugeait. Mais une chose était sûre : il n’oublierait jamais cette journée, ni les regards des spectateurs, ni la douleur cuisante de chaque claque. Et quelque part, au fond de lui, il savait que Marie avait raison. Il avait mérité cette punition.

Mais alors qu’il s’éloignait, une question persistait, comme une ombre dans son esprit : Est-ce que cette humiliation publique l’avait vraiment changé ? Ou est-ce qu’elle avait simplement creusé une plaie plus profonde, une blessure qui ne guérirait jamais ? La réponse, il le savait, ne viendrait pas aujourd’hui. Mais une chose était certaine : cette journée avait marqué un tournant dans sa vie, un moment où tout avait basculé, et rien ne serait plus jamais comme avant.

dimanche 16 novembre 2025

Une leçon humiliante pour une soirée trop bruyante

 


La Résidence des Deux Cours, avec ses façades élégantes et ses balcons en fer forgé, était habituellement un havre de paix, où le murmure des feuilles dans la cour intérieure berçait les habitants. Mais ce soir, la tranquillité était brisée par le vacarme assourdissant émanant de l’appartement de Benoît Dutal. La musique, un mélange de beats électroniques et de rires stridents, résonnait dans les couloirs, tandis que les éclats de voix et les verres qui s’entrechoquaient créaient une cacophonie insupportable. Clara Lapelle, exaspérée, se tenait devant sa porte, les mains posées sur ses hanches, ses cheveux rouges ébouriffés semblant refléter sa colère. Ses yeux verts, d’ordinaire pétillants, étaient maintenant étroits et durs, traçant une ligne droite vers l’appartement de Benoît. Elle porta sa main à la poignée de la porte, ses ongles peints en noir tapotant impatiemment contre le bois, comme si chaque coup était un mot qu’elle n’osait prononcer.

« Benoît, s’il te plaît, le bruit est insupportable ! Je ne peux pas dormir », lança-t-elle, sa voix tremblante de frustration. Sa robe légère, habituellement si gracieuse, semblait maintenant collée à sa peau par la chaleur et l’énervement.

La porte s’entrouvrit, révélant Benoît, un sourire narquois étiré sur son visage juvénile. Ses cheveux noirs, coupés en une middle part, encadraient son visage aux traits fins, accentuant son air impertinent. Il portait un t-shirt noir moulant qui mettait en valeur son corps athlétique, et un jean large, une tenue qui reflétait son style décontracté et son indifférence envers les règles. Derrière lui, la musique continuait de pulser, et les rires de ses invités, parmi lesquels Caroline, Emerick, Jason, Karim, Liara et Lucas, résonnaient comme une provocation.

« Allez, Clara, c’est juste une soirée ! Relaxe un peu ! », répondit-il, son ton moqueur exacerbant la colère de Clara. Il claqua la porte au nez de cette dernière, laissant un courant d’air chargé de musique et de rires s’échapper dans le couloir.

Clara resta immobile un instant, les mains serrées de colère, ses ongles s’enfonçant dans la paume de ses mains. Le bruit de la musique, maintenant encore plus fort, semblait se moquer d’elle. Elle marmonna des insultes sous son souffle, ses yeux fixant la porte close avec une intensité qui aurait pu la faire brûler. Puis, tournant les talons, elle se dirigea vers l’appartement de Francis Barson, le gérant de l’immeuble, sachant qu’il était la seule personne capable de mettre un terme à cette folie.

Quelques minutes plus tard, des pas lourds et déterminés résonnèrent dans le couloir. Francis Barson, sa stature imposante et son aura autoritaire, apparut au bout du couloir. Il toqua à la porte, et Benoît ouvrit. Son visage chauve, encadré par une moustache grisonnante, était dur, ses yeux derrière ses lunettes fixant Benoît avec un regard glacial. Il portait un polo strict, comme à son habitude, et son attitude laissait deviner qu’il ne tolérerait aucun désordre. Clara était derrière Françis espérant qu'il mettrait fin aux agissements de Benoît.

« Assez, Benoît. Tu as été averti », dit-il d’une voix ferme, ignorant la tentative de Benoît de plaisanter. Le jeune homme, sentant le vent tourner, tenta de se défiler.

« Eh Francis, t’es pas invité, tu sais ! », lança-t-il, plaisantant. Mais Francis n'était pas d'humeur à plaisanter et le fit rapidement savoir. Il attrapa Benoît par le bras, ses doigts puissants serrant le jeune homme avec une force qui le fit grimacer.

« Ne me tutoie pas et ne m’appelle pas par mon prénom. Tu n’as pas ce droit », gronda-t-il, sa voix résonnant dans le couloir. Les invités de Benoît, alertés par le ton de la conversation, commencèrent à se rassembler près de la porte, curieux et légèrement inquiets. Caroline, avec son regard perçant, et Jason, dont la taille imposante occupait une grande partie de l’entrée, échangèrent un regard significatif.

Francis traîna Benoît vers la cuisine, ignorant les protestations du jeune homme. La pièce, habituellement un espace convivial où les rires et les odeurs de nourriture se mêlaient, devint le théâtre d’une confrontation tendue. Francis poussa Benoît contre la table en bois, le jeune homme trébuchant légèrement sous l’impact. Il tenta de se redresser, mais Francis était déjà en train de relever brutalement son t-shirt.

« Tu vas apprendre à respecter les autres, Benoît », déclara Francis, sa voix chargée d’autorité. Les invités, attirés par le bruit, se massèrent à l’entrée de la cuisine, leurs visages reflétant un mélange de curiosité et de malaise. Clara, debout à côté de Francis, croisa les bras, un sourire satisfait aux lèvres, tandis que Caroline et Liara échangèrent un regard préoccupé.

La fessée commença, chaque claque résonnant dans la pièce silencieuse comme un coup de tonnerre. La main de Francis, large et puissante, s’abattit sur les fesses de Benoît avec une précision méthodique. Le jeune homme gémit, ses mains agrippant désespérément les bords de la table. La peau de Benoît, sous son jean, devait probablement rougir rapidement sous l’impact répété, mais Francis ne s’arrêta pas. Il frappa avec une régularité impitoyable.

« Non, tu ne dérangeras pas tes voisins. Non, tu ne manqueras pas de respect. Non, tu n’oublieras pas que tu vis en communauté », répétait Francis, sa voix froide et détachée. Benoît, humilié et en larmes, tenta de se dégager, mais Francis le maintenait fermement, ses mains fortes immobilisant le jeune homme. Les invités, témoins de la scène, étaient partagés entre la gêne et la fascination. Emerick détourna le regard, tandis que Karim et Lucas échangèrent des regards embarrassés.

La douleur était intense, chaque claque semblant s’enfoncer dans la chair de Benoît, laissant une brûlure qui s’étendait bien au-delà de ses fesses. Il sentit ses joues se mouiller de larmes, son corps tremblant sous l’impact. 

« S’il vous plaît, Francis, j’en peux plus… », supplia Benoît, sa voix brisée par les sanglots. Mais Francis ne répondit pas, continuant son punition avec une détermination froide. Il ajusta sa prise, descendant légèrement le jean de Benoît, exposant sa peau tendre et maintenant marquée sous son boxer qui protégeait peu ses fesses. La fessée s’intensifia, les coups devenant plus forts, plus rapides, comme si Francis voulait graver la leçon dans la chair de Benoît.

Le jeune homme cria, ses mains agrippant désespérément les bords de la table, ses ongles s’enfonçant dans le bois. La pièce était silencieuse, à part le son des claques et les gémissements de Benoît. Les larmes coulaient librement sur ses joues, se mêlant à la sueur de son front. Il sentit une humiliation profonde, son corps tremblant sous l’intensité de la punition. Ses fesses, maintenant d’un rouge vif, semblaient brûler, et chaque mouvement était une torture.

Francis, sans un mot, dégrafa la ceinture de Benoît et baissa son jean complètement. Le jeune homme, déjà humilié, sentit une nouvelle vague de honte l’envahir. Les invités détournait le regard, mal à l’aise face à l’exposition de Benoît. Clara, bien que satisfaite de voir Benoît puni, sentit une pointe de compassion face à la détresse du jeune homme.

« Maintenant, le boxer », ordonna Francis d’une voix ferme. Francis baissa son boxer et exposa les fesses nues de Benoît, ainsi que ses parties génitales, à la vue de tous. La pièce sembla retenir son souffle, et même Francis parut légèrement gêné, bien qu’il ne le montrât pas.

La fessée reprit, cette fois directement sur la peau nue de Benoît. Les claques résonnèrent avec une intensité renouvelée, chaque coup semblant s’enfoncer plus profondément dans sa chair. Benoît cria, ses jambes se débattant, mais Francis le maintenait fermement, ses mains fortes immobilisant le jeune homme. Les invités, témoins de la scène, étaient maintenant silencieux, leurs visages reflétant un mélange de choc et de pitié.

« S’il vous plaît, arrêtez… », gémit Benoît, sa voix à peine audible. Mais Francis ne s’arrêta pas, au contraire, il accéléra la cadence, continuant jusqu’à ce que les fesses de Benoît soient d’un rouge vif, marquées par la punition. Enfin, après ce qui sembla une éternité, Francis s’arrêta, laissant Benoît s’effondrer sur la table, le corps tremblant et en larmes.

Francis remonta le jean de Benoît, son visage impassible. « La prochaine fois, tu réfléchiras avant de déranger tout l’immeuble », déclara-t-il, sa voix calme mais menaçante. Il se tourna vers les invités, son regard balayant la pièce. « La soirée est terminée. Tout le monde dehors. »

Les invités, silencieux et mal à l’aise, commencèrent à se diriger vers la porte, échangeant des regards embarrassés. Clara, bien que satisfaite que le bruit ait cessé, sentit une pointe de compassion pour Benoît. Elle s’approcha de Francis et lui murmura un remerciement, leur regard se croisant dans un moment de tension ambiguë.

Francis hocha la tête, puis se tourna vers Benoît, toujours affaissé sur la table. « Relève-toi, Benoît. Et nettoie cet appartement. Tu as beaucoup à réfléchir. »

Benoît, brisé et humilié, se releva lentement, ses mains caressant ses fesses douloureuses. Il évita le regard des autres, son visage rougi par les larmes et la honte. Les invités sortirent un par un, laissant Benoît seul dans la cuisine, le silence pesant désormais plus lourd que le bruit de la soirée.

La nuit était tombée, et la Résidence des Deux Cours avait retrouvé son calme. Benoît, assis sur une chaise, les larmes coulant sur ses joues, réalisa à quel point il avait été égoïste, à quel point il avait ignoré les besoins des autres. La marque de la fessée était temporaire, mais la leçon, elle, resterait gravée bien plus longtemps.

Il se leva lentement, ses mains caressant ses fesses douloureuses, et se dirigea vers la fenêtre, regardant la cour intérieure silencieuse. Les lumières des appartements voisins étaient éteintes, et le murmure des feuilles dans le vent semblait apaisant. Benoît, brisé mais réfléchi, comprit que parfois, la douleur était nécessaire pour apprendre le respect.

Il se promit de changer, de devenir une meilleure version de lui-même, et de ne plus jamais ignorer les besoins des autres. La leçon de Francis avait été dure, mais elle avait porté ses fruits. Benoît, humilié et repentant, était prêt à tourner une nouvelle page, à devenir un meilleur voisin et une meilleure personne.

La nuit était calme, et dans ce silence, Benoît trouva une résolution qu’il n’avait jamais eue auparavant. Il savait que le chemin serait long, mais il était déterminé à prouver qu’il avait changé. Et tandis qu’il regardait la cour intérieure, il sentit une paix intérieure qu’il n’avait pas connue depuis longtemps. La Résidence des Deux Cours, une fois de plus, était un havre de paix.

samedi 8 novembre 2025

Une triche au poker tourne mal

 


La salle du club privé de Victor était plongée dans une atmosphère électrique, les lumières tamisées projetant des ombres dansantes sur les murs tapissés de velours rouge. L’air, chargé de fumée de cigares et de l’odeur entêtante du whisky, semblait vibrer sous le poids des regards concentrés des joueurs de poker. Au centre de la pièce, une table en acajou luisant accueillait les protagonistes de cette soirée qui promettait d’être mémorable. Benoît Dutal, jeune homme de vingt-cinq ans à la silhouette athlétique, était assis à l’une des extrémités, ses doigts longs et agiles manipulant les cartes avec une fausse décontraction. Ses cheveux noirs, coupés en une coupe wolf qui encadrait son visage juvénile, contrastaient avec l’intensité de ses yeux bruns, brillants d’une assurance presque arrogante. Il portait un t-shirt noir moulant qui mettait en valeur ses muscles saillants et un jean délavé, un style décontracté qui semblait déplacé dans cet environnement sophistiqué.

Autour de lui, les autres joueurs incarnaient un mélange éclectique de pouvoir et d’influence. Alexandre Moreau, cinquante-quatre ans, un milliardaire au regard perçant, observait la partie derrière ses lunettes de soleil de luxe, son costume sur mesure semblant presque trop élégant pour cette salle enfumée. À sa droite, Charles Beaumont, le maire de la ville, affichait une mine sérieuse, ses cheveux poivre et sel et ses lunettes fines lui donnant une aura d’autorité calme. Hassan Al-Mansour, le chauffeur de bus à la barbe grisonnante, se tenait un peu à l’écart, son regard dur traçant un contraste frappant avec son métier humble. Dans un coin, Liara Nguyen, vingt-cinq ans, sa chevelure noire de jais et son style décontracté mais soigné la rendaient irrésistible, et son sourire moqueur ne quittait pas Benoît des yeux. Clara Lapelle, l’artiste indépendante aux cheveux rouges en désordre, semblait plus intéressée par la scène qui se déroulait que par les cartes elles-mêmes, son regard vitreux trahissant son addiction à la drogue.

Benoît, convaincu que personne ne le surveillait, jeta un coup d’œil furtif autour de lui avant de glisser discrètement une carte de sa manche vers sa main. Son mouvement, bien que rapide, n’échappa pas à l’œil vigilant de Vincenzo Moretti, parrain de la mafia assis en face de lui. Grand et imposant, avec ses cheveux gris et ses yeux bleus glacés, Vincenzo se pencha en avant, son regard se transformant en une lame acérée.

« Tu trichais, Benoit, » gronda-t-il, sa voix grave et menaçante remplissant la pièce. Les autres joueurs se tournèrent vers Benoît, leurs visages exprimant un mélange de stupeur et de déception. Le jeune homme, pris en flagrant délit, tenta de se justifier, mais ses mots sonnaient creux, comme des excuses mal préparées.

« Oh, le pauvre chéri, il pensait vraiment s’en sortir comme ça ? » lança Liara, sa voix gorgée de sarcasme. Son rire cristallin résonna dans la pièce, suivi par les ricanements étouffés des autres. Benoît sentit la honte l’envahir, ses joues s’embrasant sous les regards moqueurs. Il baissa les yeux, évitant le regard accusateur de Vincenzo, mais il pouvait sentir le poids de son jugement comme une main lourde sur son épaule.

Vincenzo, furieux, se leva d’un bond, sa chaise grinçant sur le sol de marbre. Il attrapa Benoît par le bras, ses doigts puissants serrant le jeune homme avec une force surprenante. « Tu vas apprendre à ne plus tricher, » grogna-t-il, sa voix remplie d’une colère froide. Il traîna Benoît vers une chaise au milieu de la pièce, sous les regards curieux et amusés des autres joueurs. Le jeune homme tenta de résister, mais la poigne de Vincenzo était implacable, comme un étau de fer.

Liara s’approcha, ses yeux brillants de malice. « Allez, montre-lui qui commande, » encouragea-t-elle, sa voix teintée d’une excitation malsaine. Vincenzo installa Benoît à travers ses genoux, le jeune homme se débattant faiblement. D’un geste brutal, Vincenzo releva le t-shirt de Benoît, exposant son torse athlétique, les muscles saillants et la peau lisse. Benoît poussa un cri étouffé.

« Arrête de te débattre, petit, » grogna Vincenzo, sa voix dure comme de la pierre. Il défit la ceinture de Benoît avec une facilité déconcertante, abaissant son jean et son boxer d’un geste expert. Les vêtements tombèrent en un tas sur le sol, exposant les fesses nues de Benoît. Le jeune homme poussa un gémissement face à cet humiliation, ses mains se portant à ses fesses, tentant de les couvrir, mais Vincenzo les écarta brutalement, les maintenant fermement dans son dos.

La pièce était silencieuse, tous les regards fixés sur la scène qui se déroulait. Clara, assise non loin, avait un sourire satisfait, clairement amusée par l’humiliation de Benoît. Elle avait toujours trouvé le jeune homme agaçant. Voir Benoît dans cette position était une douce vengeance. Hassan, bien que généralement stoïque, avait un air de désapprobation, mais il ne dit rien, comme s’il respectait la hiérarchie implicite de la pièce. Alexandre et Charles échangeaient un regard significatif, comme s’ils approuvaient la punition, ou peut-être y voyaient une opportunité.

Vincenzo leva la main, et la première claque résonna dans la pièce, puissante et humiliante. Le son était sec, comme un coup de fouet, et Benoît poussa un cri aigu, ses fesses rougissant instantanément. La douleur était intense, une brûlure vive qui se propagea à travers son corps. Vincenzo ne s’arrêta pas, les coups s’enchaînant, méthodiques et implacables. Chaque claque s'ajoutait à l’humiliation de Benoît, ses fesses devenant de plus en plus rouges, sa peau brûlant à chaque impact. Le jeune homme se tordait et gémissait mais Vincenzo ne montrait aucune pitié.

Liara commentait chaque instant, sa voix gorgée de moquerie. « Tu vois, Benoit, c’est ce qui arrive quand on joue avec le feu, » dit-elle, son sourire s’élargissant. Elle s’approcha, observant les fesses rougies de Benoît avec un mélange de fascination et de cruauté. « Tu crois qu’il va pleurer ? » demanda-t-elle, amusée. « Ou peut-être qu’il va supplier ? »

Benoît serrait les dents, tentant de retenir ses sanglots, mais la douleur était trop intense. Ses fesses étaient désormais d’un rouge vif, chaque claque laissant une marque cuisante. Il sentait les larmes couler sur ses joues, mais il refusa de supplier, serrant les poings pour ne pas crier. Cependant, chaque nouvelle claque le rapprochait de son point de rupture.

Vincenzo, après une série de claques particulièrement sévères, s’arrêta enfin. « C’est fini, » déclara-t-il, sa voix froide et détachée. Il relâcha brutalement Benoît, qui tomba sur le sol, tremblant, ses mains se portant instinctivement à ses fesses douloureuses. Le jeune homme avait honte, mais il refusa de montrer sa faiblesse, relevant la tête avec fierté, même si ses yeux étaient remplis de larmes.

Liara s’approcha, son sourire s’effaçant légèrement. « Tu as appris ta leçon, j’espère ? » murmura-t-elle, son ton soudainement plus doux. Benoît la regarda, les yeux humides, avant de détourner le regard. Il s’éloigna, silencieux, le poids de la honte et de la douleur pesant sur ses épaules comme un fardeau insupportable.

La pièce retrouva son animation, les joueurs retournant à leur partie, mais le silence qui avait suivi la punition de Benoît était lourd, invitant à réfléchir sur le prix de la tromperie et la complexité des émotions humaines. Liara resta immobile, observant le dos voûté de Benoît, un mélange de triomphe et de compassion traversant son regard. Elle avait toujours aimé jouer avec les gens, mais cette fois, elle avait vu quelque chose de plus profond dans les yeux de Benoît : une vulnérabilité qui la touchait malgré elle.

Pendant ce temps, Clara, assise dans un coin, avait un sourire satisfait. Elle prit une gorgée de son whisky, savourant le moment.  Le voir humilié ainsi était une douce revanche, un moment de justice personnelle.

Hassan, toujours stoïque, observa Benoît s’éloigner. Il avait un air de compassion, mais il savait que la vie était dure et que parfois, les leçons les plus difficiles étaient celles qui laissaient des marques. Il avait vu trop de jeunes hommes comme Benoît, pleins d’arrogance et de certitudes, tomber de leur piédestal. Il espérait que cette expérience apprendrait à Benoît l’humilité, même s’il doutait que cela soit suffisant.

Vincenzo, après avoir administré la punition, retourna à sa place, son visage impénétrable. Il avait montré qui commandait, et personne ne remettait en question son autorité. La partie de poker reprit, mais l’atmosphère avait changé. Les rires étaient plus étouffés, les regards plus prudents. Benoît, humilié et en larmes, avait appris une leçon qu’il n’oublierait pas de sitôt.

La soirée se poursuivit, mais la tension restait palpable. Benoît sentait chaque mouvement comme une torture, la peau de ses fesses brûlant à chaque frottement contre le tissu de sa chaise. Liara, toujours moqueuse, lui lança un regard espiègle, mais son sourire était moins cruel. Elle avait vu la vulnérabilité derrière la façade de Benoît, et quelque chose en elle avait changé. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à ce qu’elle avait fait, à la façon dont elle avait contribué à son humiliation.

La nuit tomba, et les joueurs se dispersèrent lentement. Benoît, toujours silencieux, quitta le club, le poids de la honte et de la douleur l’accompagnant comme une ombre. Il marcha dans les rues désertes, les lumières des réverbères jetant des ombres longues sur les trottoirs. Ses pensées tourbillonnaient, un mélange de colère, de honte et d’une étrange résignation. Il savait qu’il avait commis une erreur, et la punition avait été sévère. Mais au fond de lui, il sentait aussi une étrange libération. Il avait été humilié, mais il avait aussi survécu. Et parfois, c’était tout ce qui comptait.

Alors qu’il marchait, il sentit une main se poser sur son épaule. Il se retourna pour voir Liara, son visage éclairé par la lueur d’un lampadaire. « Ça va ? » demanda-t-elle, sa voix douce, presque concernée. Benoît haussa les épaules, évitant son regard. « Ça ira, » murmura-t-il, sa voix rauque. Liara hocha la tête, mais elle ne dit rien de plus. Elle savait que les mots ne pourraient pas effacer ce qui s’était passé, mais elle espérait que Benoît comprendrait qu’il n’était pas seul.

La ville, dehors, était calme, mais dans l’esprit de Benoît, la tempête faisait rage. Il savait que cette nuit marquerait un tournant dans sa vie. Il avait appris une leçon, mais il avait aussi découvert quelque chose sur lui-même. Et peut-être, juste peut-être, cela valait la peine d’être humilié. Alors qu’il continuait à marcher, les lumières de la ville s’estompant derrière lui, il se demanda ce que l’avenir lui réservait. Une chose était sûre : il ne serait plus jamais le même.


vendredi 31 octobre 2025

Séance d'exorcisme

 


L'église du village, avec ses murs de pierre froide et ses vitraux colorés filtrant une lumière tamisée, était imprégnée d’une atmosphère lourde de solennité. Les bancs en bois, usés par des générations de fidèles, craquaient sous le poids des villageois assemblés, leurs murmures étouffés par l’épaisseur des murs. Au centre de la nef, le père Gabriel Moreau, imposant dans sa soutane noire, dirigeait la cérémonie avec une autorité tranquille. Ses mains, noueuses et veinées, tenaient fermement un crucifix en argent, tandis que ses yeux, d’un gris profond, balayaient l’assemblée avec une intensité presque hypnotique. À ses côtés, sœur Marie, en habit religieux immaculé, tenait un livre de prières, ses lèvres murmurant des incantations à voix basse. Son regard bleu, fixé sur les pages jaunies, trahissait une concentration absolue.

Benoît Dutal, debout au milieu de l’assemblée, croisait les bras sur sa poitrine, son t-shirt noir moulant son torse athlétique. Ses cheveux noirs, coupés en une coupe wolf, encadraient son visage juvénile, ses traits fins trahissant une certaine arrogance. Il observait la scène avec un mélange de scepticisme et de moquerie, ses lèvres incurvées en un sourire narquois. À ses côtés, Caroline, fine et élancée, échangeait des regards inquiets avec les autres villageois. Ses mains, fines et pâles, jouaient nerveusement avec les perles de son collier, tandis que ses yeux noisette cherchaient ceux de Benoît, comme pour lui demander de ne pas provoquer la situation. Jason, le fils de Madame Marasse, se tenait en retrait, ses lunettes rondes reflétant la lumière des bougies. Son corps massif, habituellement timide et réservé, semblait vouloir se fondre dans l’ombre, mais son regard trahit une inquiétude palpable.

Madame Marasse, imposante dans sa robe ample et colorée, se tenait droite, ses mains posées sur les épaules de son fils. Ses yeux noisette, durcis par les années, scrutaient l’assemblée avec une détermination ferme. Elle avait élevé seule Jason après la mort de son mari, et sa présence protectrice était palpable, comme une force invisible qui enveloppait son fils. Le père Gabriel leva la main, et le silence tomba instantanément, comme si l’église elle-même retenait son souffle.

"Nous sommes ici réunis pour chasser les esprits maléfiques qui pourraient habiter l'un d'entre nous," déclara-t-il d'une voix grave, chaque mot résonnant dans l’espace confiné. "Que chacun s'avance pour être examiné."

Un par un, les villageois s’approchèrent du prêtre, qui les observait avec une intensité presque surnaturelle. Certains baissaient les yeux, d’autres murmuraient des prières, mais tous semblaient porter le poids de la cérémonie. Lorsque ce fut le tour de Benoît, il s’avança à contrecœur, ses pas traînant sur le sol de pierre. Son regard croisa celui de Caroline, qui lui lança un regard suppliant, mais il détourna les yeux, un sourire moqueur aux lèvres.

"Benoît Dutal," annonça sœur Marie, sa voix claire et mélodieuse résonnant dans l’église.

Le père Gabriel posa ses yeux perçants sur le jeune homme. "Approche, mon fils."

Benoît roula des yeux, mais obéit, s’arrêtant à quelques pas du prêtre. "Vous croyez vraiment à ces superstitions, Père Gabriel ?" lança-t-il, sa voix teintée de moquerie. "C’est du délire, non ?"

Madame Marasse intervint, sa voix autoritaire retentissant dans l’église. "Benoît, un peu de respect pour le père Gabriel. Tu l’appelles monsieur Moreau."

Benoît haussa les épaules, visiblement agacé. "Pardon, monsieur Moreau," marmonna-t-il, sans conviction, ses yeux roulant de nouveau.

Le prêtre ignora la remarque et leva une main, ses doigts effleurant le front de Benoît. "Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, je te commande de révéler ta présence."

Un frisson parcourut l’assemblée. Benoît recula d’un pas, son sourire s’effaçant. "Vous êtes fous," murmura-t-il, mais sa voix manquait de sa confiance habituelle. Une sueur froide perla sur sa nuque, malgré la fraîcheur de l’église.

Sœur Marie s’avança, son regard bleu fixe sur Benoît. "Il est possédé," déclara-t-elle sans hésitation, sa voix ferme et convaincue. "L’esprit maléfique est en lui."

Un murmure d’effroi parcourut la foule. Caroline porta une main à sa bouche, ses yeux écarquillés. Jason, quant à lui, semblait paralysé par la peur, ses mains moites serrant les bords de son t-shirt. Madame Marasse, bien que sceptique, sentit une pointe d’inquiétude l’envahir. Elle connaissait Benoît depuis son enfance, et bien qu’il fût souvent arrogant, elle ne pouvait s’empêcher de douter de cette accusation.

"Non, c’est ridicule !" protesta Benoît, mais sa voix tremblait légèrement. Il tenta de reculer, mais deux hommes, des villageois robustes, s’avancèrent et le saisirent par les bras. "Lâchez-moi !" cria-t-il, sa voix résonnant dans l’église. 

Madame Marasse s’approcha, son regard dur. "Calme-toi, Benoît. C’est pour ton bien. Nous ne voulons que t’aider."

"Pour mon bien ?" s’étrangla-t-il, ses yeux s’écarquillant. "Vous êtes en train de me kidnapper !" se débat-il.

Sans prévenir, une main lourde se posa sur sa joue, et une gifle retentissante lui fit tourner la tête. Benoît porta une main à sa joue brûlante, ses yeux écarquillés de surprise et d’humiliation. C’était Jason, le timide, qui venait de le frapper, ses yeux d’habitude si doux maintenant emplis d’une détermination farouche.

"Assez, Benoît," dit Jason d’une voix tremblante mais ferme. "Tu dois te calmer. Tu ne vois pas que tu es en train de nous faire peur à tous ?"

Benoît, stupéfait, fixa Jason, puis les autres villageois, leurs visages graves. Il comprit alors qu’il ne pourrait pas les raisonner. Avec un grognement de frustration, il cessa de se débattre, se laissant entraîner vers l’autel. Chaque pas résonnait dans l’église, comme un écho de sa défaite.

L’autel, avec ses bougies allumées et son crucifix en bois sculpté, semblait attendre son offrande. Le père Gabriel se tenait là, son expression impénétrable, tandis que sœur Marie récitait des prières à voix basse, ses mains jointes devant elle. L’air était lourd d’encens et de tension.

"Déshabillez-le," ordonna le prêtre d’une voix calme, mais qui ne tolérerait aucune contradiction.

Benoît sentit une vague de panique l’envahir alors que les villageois s’exécutaient. Caroline, avec une hésitation visible, commença à lui enlever son t-shirt, ses doigts tremblants effleurant sa peau. Il tenta de reculer, mais des mains fermes le maintenaient en place. Son torse musclé fut exposé, ses muscles saillants sous la lumière tamisée des bougies. Il sentit une chaleur monter à ses joues, l’humiliation le submergeant.

"Non, s'il vous plaît," murmura-t-il, mais sa voix était à peine audible, étouffée par la peur et la honte.

Son jean fut ensuite retiré, laissant apparaître son boxer. Benoît sentit une sueur froide lui glacer le dos, son cœur battant la chamade. Il était presque nu, exposé aux regards de tous. Les murmures de l’assemblée lui parvenaient comme à travers un brouillard, chaque chuchotement une piqûre d’aiguille dans sa peau.

"Sur l'autel," ordonna le père Gabriel, pointant du doigt la surface de bois sculpté.

Benoît fut soulevé par deux hommes, leurs mains fortes le portant comme un poids mort. Il se retrouva étendu sur l’autel, ses jambes pendantes dans le vide. Il se sentait vulnérable, ses muscles tendus alors qu’il essayait de se couvrir, mais des mains le repoussaient, l’obligeant à rester immobile.

"Non, pas comme ça," protesta-t-il, sa voix brisée, mais le prêtre ignora ses supplications. "Préparez-le pour la purification," ordonna-t-il, sa voix résonnant comme un décret divin.

Des mains expertes retirèrent son boxer, et Benoît sentit un frisson d’horreur le parcourir. Il était maintenant complètement nu, ses fesses exposées à la vue de tous. La fraîcheur de l’air caressait sa peau, mais il ne ressentait que de la honte. Les regards des villageois lui brûlaient la peau, sentant dans chaque paire d’yeux un jugement silencieux.

"Allonge-le sur mes genoux," ordonna le père Gabriel à un homme robuste qui se tenait à proximité.

L’homme, un fermier nommé Henri, s’avança, son visage marqué par les années de travail manuel. Il souleva Benoît avec une facilité déconcertante, le plaçant sur les genoux du Père. Benoît se retrouva allongé, ses jambes s’agitant dans le vide, ses fesses nues offertes à la fessée qui allait suivre. La position était humiliante, infantile, et il sentit une colère sourde monter en lui, mêlée à une peur viscérale.

Le père Gabriel, sa main levée, prête à frapper. "Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, sors de ce corps !"

La première claque résonna dans l’église, un son sec et retentissant qui fit sursauter Benoît. La douleur était intense, brûlante, et il sentit ses yeux se remplir de larmes. Un cri étouffé s’échappa de ses lèvres, mais il fut rapidement étouffé par la honte. Ses jambes se mirent à gigoter, comme si elles avaient une volonté propre, cherchant à fuir une douleur qui les consumait.

"Sors de lui !" répéta le prêtre, sa voix grave et déterminée, presque jubilatoire.

Une autre claque tomba, puis une autre, chacune plus forte que la précédente. Benoît se tordait sur les genoux du Père Moran, ses mains agrippant désespérément les pans de la soutane du prêtre. Chaque claque était un coup de marteau sur son orgueil, une humiliation publique qu’il ne pourrait jamais oublier.

"Arrêtez !" gémit-il, mais ses mots étaient perdus dans les cris étouffés qui s’échappaient de sa gorge. Sa voix, d’habitude si assurée, était maintenant un murmure brisé, un plaidoyer désespéré.

Les fessées se succédaient, inlassables, chacune accompagnée d’une incantation du père Gabriel. "Au nom du Père... du Fils... et du Saint-Esprit !" Chaque mot était un coup, chaque prière une torture. L’église semblait vibrer au rythme des claques, les villageois observant la scène avec un mélange d’horreur et de fascination. Certains détournaient le regard, d’autres ne pouvaient s’empêcher de fixer les fesses rougies de Benoît, maintenant marquées par des traces rouges et violacées.

Caroline détourna le regard, ses mains serrées devant sa bouche. Elle ne pouvait supporter de voir Benoît ainsi, réduit à un état de vulnérabilité totale. Jason, quant à lui, semblait hypnotisé, ses yeux fixés sur la scène avec un mélange de culpabilité et de fascination morbide. Il se sentait responsable, mais ne pouvait s’empêcher de regarder, comme si une force invisible l’y obligeait.

Madame Marasse, debout près de l’autel, avait les mains jointes, ses lèvres murmurant une prière silencieuse. Elle espérait que cette épreuve apporterait la paix à Benoît, même si elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de pitié pour le jeune homme. Elle se rappelait le garçon espiègle qu’il avait été, et maintenant, il était là, nu et humilié, sous les coups d’un prêtre.

Sœur Marie, son livre de prières ouvert, récitait les paroles sacrées, sa voix se mêlant aux cris de Benoît. L’atmosphère était électrique, chargée d’une énergie presque palpable. Les bougies vacillaient, comme si même la flamme réagissait à la tension.

Benoît, quant à lui, était perdu dans un tourbillon de douleur et d’humiliation. Ses larmes coulaient librement, ses jambes s’agitant frénétiquement alors qu’il essayait en vain de se dégager. Il sentait chaque claque comme un coup de poignard, la brûlure s’étendant à travers son corps, jusqu’à son âme. La douleur physique était insupportable, mais c’était l’humiliation qui le brisait. Être ainsi exposé, devant tous ceux qu’il connaissait, était une torture qu’il n’aurait jamais imaginée.

"Sors de lui !" répéta le père Gabriel, sa voix résonnant dans l’église.

Une claque particulièrement forte fit sursauter Benoît, un cri déchirant s’échappant de ses lèvres. Il sentit quelque chose se briser en lui, une partie de lui-même qui se détachait, s’éloignait. Était-ce l’esprit maléfique, ou simplement sa fierté, son orgueil, qui se dissolvaient sous les coups ? Il ne le savait pas, mais il sentait un vide grandir en lui, un abîme qui menaçait de l’engloutir.

Les fessées continuaient, chacune semblant plus forte que la précédente. Benoît était maintenant un amas de larmes et de douleur, ses cris se transformant en gémissements étouffés. Ses jambes, autrefois si fortes, étaient maintenant molles et inutiles, comme si elles avaient oublié comment bouger. Il se sentait vide, creux, comme si une partie de lui avait été arrachée à jamais.

Puis, soudain, ce fut fini. Le père Gabriel abaissa sa main, son souffle régulier, comme s’il n’avait pas vient de livrer une bataille contre les forces obscures. 

Un silence pesant s’installa dans l’église. Benoît, tremblant, se redressa lentement, ses mains couvrant ses fesses rougies. Il fixa le père Gabriel, ses yeux remplis d’une émotion indéchiffrable : de la colère, de la peur, de la honte, et peut-être, un soupçon de gratitude. Il ne savait pas encore ce qui avait été chassé de lui, mais il se sentait différent, comme si une partie de lui avait été effacée.

Le prêtre posa une main sur l’épaule de Benoît, son regard pénétrant. "C'est fini, mon fils. Tu es libre."

Benoît, hagard, se laissa tomber sur les marches de l’autel, ses jambes ne le portant plus. Il fixa le vide, ses larmes continuant à couler, mais cette fois, elles semblaient différentes. Elles n’étaient plus des larmes de douleur, mais de quelque chose de plus profond, de plus obscur.

Caroline s’approcha, son visage rempli de compassion. "Benoît..."

Il leva une main, comme pour la repousser, mais elle s’accroupit à ses côtés, posant une main sur son bras. "Ça va aller," murmura-t-elle, sa voix douce et réconfortante. "Tu n’es plus seul."

Jason, toujours sous le choc, s’avança hésitant, son regard rempli de remords. "Je... je suis désolé, Benoît. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Je ne savais pas..."

Benoît le fixa, puis détourna le regard, son expression impénétrable. Il ne savait pas quoi ressentir envers Jason. De la colère, peut-être, mais aussi une étrange gratitude. Sans lui, il n’aurait peut-être pas été "libéré", quel que fût le prix à payer.

Madame Marasse s’approcha, sa présence protectrice enveloppant le jeune homme. "Tu as été courageux, Benoît. Maintenant, repose-toi. Nous allons nous occuper de toi."

Le père Gabriel, debout près de l’autel, observait la scène, son expression toujours impénétrable. Il avait accompli sa mission, mais une question persistait dans son esprit : était-ce l’esprit qui avait été chassé, ou une partie de Benoît lui-même ? Il ne le saurait peut-être jamais, mais il se sentait satisfait, comme si un devoir sacré avait été accompli.

L’église, maintenant silencieuse, semblait retenir son souffle, comme si elle aussi attendait la réponse. Benoît, tremblant, se laissa envelopper par les bras de Madame Marasse, ses larmes continuant à couler, silencieuses et mystérieuses. Dans ce moment de calme après la tempête, une chose était certaine : Benoît Dutal avait été transformé, mais personne ne savait encore ce que l'avenir lui réservait. Son regard, autrefois moqueur et arrogant, était maintenant vide, comme si une partie de son âme avait été emportée avec l’esprit qu’on prétendait avoir chassé.

jeudi 16 octobre 2025

Bienvenue à Palmora - Partie 3



Benoît Dutal poussa les portes de la Résidence des Deux Cours, son cœur battant à un rythme irrégulier, comme s’il cherchait à s’échapper de sa poitrine. L’air chargé de l’odeur salée de l’océan et le bruissement des palmiers ne parvenaient pas à apaiser la tension qui l’habitait. Son premier jour en tant qu’assistant parlementaire commençait, mais l’humiliation subie dans l’avion, les marques rouges sur sa joue et la brûlure persistante de ses fesses, le rappelaient sans cesse à l’ordre. Il se sentait comme un étranger dans un monde où les règles étaient écrites dans une langue qu’il ne maîtrisait pas encore. La Résidence des Deux Cours, avec ses murs blancs et ses volets bleus, semblait paisible, mais Benoît savait que derrière cette façade se cachait un système hiérarchique rigide, où la discipline était reine. Il avait entendu les avertissements de Monsieur Leblanc, le chauffeur de taxi, sur la sévérité des administrateurs, en particulier Henri Moreau. Mais Benoît n’était pas du genre à se laisser intimider. Il était prêt à se battre pour ses idées, même si cela signifiait affronter les codes et les traditions de l’île.


Il traversa le hall d’entrée, ses pas résonnant sur le sol carrelé, chaque écho semblant accentuer le poids de ses pensées. Madame Girard, une femme d’une cinquantaine d’années aux cheveux gris tirés en chignon serré, l’accueillit avec un sourire bienveillant, mais Benoît perçut une lueur de curiosité dans son regard, comme si elle devinait déjà les épreuves qu’il avait traversées.

« Bienvenue, Monsieur Dutal, dit-elle en lui tendant un plateau de bienvenue. J’espère que votre voyage s’est bien passé. »

Benoît força un sourire, ses doigts effleurant machinalement sa joue encore douloureuse, la peau chaude et irritée sous ses phalanges.

« Merci, Madame Girard. Tout s’est bien passé, répondit-il, évitant son regard, comme si cela pouvait effacer les souvenirs. »

Il prit le plateau, sur lequel reposaient des fruits exotiques et une carafe d’eau fraîche, et se dirigea vers son bureau, une petite pièce lumineuse donnant sur le jardin. Les rayons du soleil filtraient à travers les stores, projetant des motifs dansants sur le sol, mais Benoît ne prêta guère attention à cette beauté. Son esprit était ailleurs, coincé entre la colère et la honte.


Les premières heures de son premier jour furent une succession de découvertes et d’adaptations, mais aussi de regards en coin et de murmures étouffés. Camille Lefèvre, sa collègue, une jeune femme dynamique aux cheveux châtains et aux yeux pétillants, l’accueillit avec enthousiasme, mais Benoît nota une hésitation dans son sourire, comme si elle savait déjà quelque chose.

« Salut, Benoît ! Je suis ravie de te rencontrer enfin. Je vais te montrer les dossiers en cours, tu verras, c’est passionnant. »

Benoît la suivit, essayant de se concentrer sur les explications de Camille, mais son esprit revenait sans cesse à l’incident de l’avion. Il se sentait infantilisé, comme si chaque regard posé sur lui était un jugement silencieux. Les dossiers s’empilaient devant lui, mais ses pensées s’envolaient vers les mains de Moreau, la douleur, la honte.


Camille lui présenta les dossiers avec une précision méthodique, expliquant chaque détail avec une patience infinie. Benoît prenait des notes, essayant de se plonger dans son travail, mais son impertinence naturelle refaisait surface de temps en temps, comme une étincelle qu’il ne pouvait éteindre.

« Tu crois vraiment que ça va changer quelque chose ? demanda-t-il, levant les yeux des papiers, son ton teinté de défi. Ces lois, elles sont tellement... rigides. »

Camille sourit, un peu amusée, un peu agacée, comme si elle lisait en lui une rébellion qu’elle connaissait trop bien.

« Benoît, tu viens d’arriver. Il faut du temps pour comprendre comment les choses fonctionnent ici. Et puis, tu sais, parfois, il faut jouer le jeu avant de pouvoir le changer. »

Il hocha la tête, mais son regard restait sceptique. Il n’était pas du genre à jouer le jeu, surtout quand il sentait que ce jeu était injuste.


La matinée se poursuivit avec une réunion avec la députée Sophie Martin, une femme élégante et autoritaire d’une quarantaine d’années. Benoît s’assit à la table de conférence, son carnet ouvert devant lui, prêt à prendre des notes. Sophie entra, suivie de son assistant, Lucas Dubois, un homme grand et mince aux lunettes cerclées. L’atmosphère se tendit légèrement à leur arrivée, comme si l’air lui-même retenait son souffle.

« Bien, commençons, dit Sophie en s’installant à la tête de la table, son regard balayant la pièce avec une autorité tranquille. Benoît, je compte sur toi pour rédiger un compte-rendu détaillé. »

Benoît acquiesça, son stylo prêt à saisir chaque mot, mais ses mains tremblaient légèrement, trahissant son agitation intérieure. La réunion fut dense, remplie de discussions sur les projets de loi et les stratégies politiques. Benoît écoutait attentivement, mais son esprit divaguait parfois, revenant à l’humiliation subie, à la sensation de la main de Moreau sur sa joue, au bruit des claques sur ses fesses nues.


À midi, Camille l’invita à déjeuner avec le reste de l’équipe. Ils se dirigèrent vers la cantine de la Résidence, une grande salle lumineuse où les conversations animées se mêlaient à l’odeur de plats locaux. Benoît rencontra Élodie Fontaine, une jeune femme aux cheveux bouclés et au rire communicatif, et Lucas, qui semblait plus réservé mais attentif. L’ambiance était détendue, mais Benoît sentait les regards peser sur lui, comme s’il était un spectacle dont on murmurait les détails.

« Alors, Benoît, comment se passe ton premier jour ? demanda Élodie en lui passant un plateau, son sourire un peu trop large pour être naturel. »

Il haussa les épaules, essayant de paraître décontracté, mais ses mots sonnaient faux même à ses propres oreilles.

« Ça va. Beaucoup de choses à apprendre, mais c’est intéressant. »

Lucas intervint, son ton sérieux, presque clinique.

« N’oublie pas, ici, les codes sont importants. Il faut savoir les respecter si tu veux t’intégrer. »

Benoît sentit une pointe d’agacement monter en lui, comme une flamme qui refusait d’être étouffée.

« Je sais, Lucas. Mais parfois, ces codes, ils sont juste là pour maintenir un ordre injuste. »

Un silence gêné s’installa autour de la table, comme si ses mots avaient brisé une illusion fragile. Camille intervint, tentant de désamorcer la tension.

« Allez, on ne va pas parler de ça aujourd’hui. C’est ton premier jour, Benoît, profite ! »


L’après-midi fut tout aussi intense. Benoît prépara un dossier pour une prochaine réunion, ses doigts volant sur le clavier de son ordinateur. Il répondit aux emails des électeurs, essayant de rester professionnel malgré la frustration qui montait en lui. Chaque fois qu’il levait les yeux, il voyait les regards des autres, et il se demandait s’ils savaient, s’ils devinaient ce qui s’était passé dans l’avion. Les murmures dans les couloirs, les sourires en coin, tout semblait lui rappeler son humiliation.


La tension atteignit son paroxysme en fin de journée. Alors que Benoît rangeait ses affaires, prêt à partir, Sophie Martin entra dans son bureau, son visage fermé, comme une tempête annoncée.

« Benoît, un mot, s’il te plaît. »

Il la suivit dans son bureau, son cœur battant plus fort, chaque pas résonnant comme un coup de marteau. Sophie ferma la porte derrière eux et se tourna vers lui, ses yeux perçants comme des lames.

« J’ai entendu parler de ton comportement dans l’avion. Tu sais, ici, on ne tolère pas l’insubordination. Tu es jeune, tu as de l’énergie, mais tu dois apprendre à la canaliser. »

Benoît serra les poings, sentant la colère monter en lui, une colère qui brûlait comme un feu mal éteint.

« Je n’ai rien fait de mal ! C’est Moreau qui a exagéré. Il m’a humilié devant tout le monde. »

Sophie soupira, son regard durcissant, comme si elle avait prévu cette réaction.

« Peu importe qui a commencé. Ce qui compte, c’est que tu as perturbé l’ordre. Et ici, on ne laisse pas passer ça. »

Benoît ouvrit la bouche pour protester, mais Sophie leva la main, un geste impérieux qui le fit taire.

« Assez. Tu vas apprendre à respecter les règles, Benoît. Et si tu ne le fais pas de toi-même, on t’y forcera. »


Avant qu’il ne puisse réagir, Sophie fit un geste vers Lucas, qui était entré silencieusement dans la pièce, comme une ombre.

« Lucas, s’il te plaît. »

Lucas s’avança, son expression impassible, ses mouvements précis et calculés. Benoît recula d’un pas, sentant la panique l’envahir, comme un animal pris au piège.

« Qu’est-ce que vous faites ? s’écria-t-il, sa voix tremblante. Vous ne pouvez pas me forcer à quoi que ce soit ! »

Mais Lucas ne dit rien. Il attrapa Benoît par le bras, le tirant vers le canapé au centre de la pièce. Camille et Élodie, qui étaient entrées discrètement, observaient la scène, leurs visages graves, comme des spectatrices d’un drame annoncé.

« Non, arrêtez ! » hurla Benoît, se débattant inutilement. Lucas était plus fort, et bientôt, Benoît se retrouva étendu sur les genoux de Sophie, ses jambes pendantes d’un côté, son torse appuyé sur le canapé. Il sentit les mains de Lucas maintenir ses épaules, le maintenant fermement en place, comme un prisonnier.

« S’il te plaît, Sophie, non... » murmura-t-il, sa voix tremblante, mais ses mots se perdaient dans le vide.

Sophie ne répondit pas. Elle leva la main et la laissa tomber sur la fesse droite de Benoît. Le bruit de la claque résonna dans la pièce, un son sec et brutal qui fit sursauter les spectateurs. Benoît poussa un cri étouffé, sentant la brûlure instantanée, comme un fer rouge sur sa peau.


La fessée commença, chaque claque retentissant comme un coup de tonnerre dans l’esprit de Benoît. Sophie frappait avec une force contrôlée, ses mains larges et fermes s’abattant sur les fesses de Benoît. Il sentit la chaleur se propager, la douleur devenant rapidement insupportable, comme un feu qui consumait sa chair.

« Arrêtez... s’il vous plaît... » gémit-il, ses mains se refermant sur le tissu du canapé, ses ongles s’enfonçant dans la toile.

Mais Sophie continua, ses claques alternant entre les deux fesses, créant un rythme régulier et impitoyable. Les larmes montèrent aux yeux de Benoît, mais il refusa de les laisser tomber, serrant les dents jusqu’à ce qu’elles grincent. Il voulait garder sa dignité, mais chaque claque le ramenait à son humiliation, à son impuissance.


Les spectateurs observaient en silence, leurs visages graves, comme des juges impitoyables. Camille détourna le regard, se sentant mal à l’aise, tandis qu’Élodie serrait les poings, partageant la douleur de Benoît. Lucas, quant à lui, restait impassible, ses mains maintenant fermement Benoît en place, comme un bourreau accomplissant son devoir.

« Tu vas apprendre, Benoît, murmura Sophie entre deux claques, sa voix froide et déterminée. Tu vas apprendre à respecter les règles. »

Benoît ne répondit pas, ses pensées embrouillées par la douleur. Il sentait ses fesses devenir de plus en plus sensibles, chaque claque ajoutant à la brûlure déjà intense. La peau de ses fesses était en feu, rouge et gonflée, et il savait que les marques resteraient, un rappel constant de cette humiliation.


Enfin, après ce qui sembla une éternité, Sophie arrêta. Elle posa sa main sur les fesses rougies de Benoît, comme pour s’assurer de l’effet de sa punition.

« C’est fini, pour cette fois, dit-elle, sa voix ferme mais sans colère. Mais souviens-toi, Benoît, la prochaine fois, ce sera pire. »

Elle aida Benoît à se relever, et il se retrouva debout, tremblant, ses mains se portant immédiatement à ses fesses douloureuses. Il évita les regards des autres, sentant la honte l’envahir, comme une vague qui le submergeait.


« Tu peux y aller, Benoît, dit Sophie, son ton redevenant professionnel, comme si rien ne s’était passé. Mais réfléchis à ton comportement. »

Il hocha la tête, incapable de parler, et sortit rapidement du bureau, laissant derrière lui le silence pesant. Les murmures reprirent dès qu’il fut parti, mais Benoît ne les entendit pas. Il était déjà loin, perdu dans sa propre tempête.


De retour dans sa chambre, Benoît se laissa tomber sur son lit, ses mains toujours sur ses fesses. Il sentait les larmes monter, mais il les retint, serrant les poings jusqu’à ce que ses ongles s’enfoncent dans ses paumes. Il ne voulait pas pleurer, pas pour eux. Il se promit de ne pas se laisser abattre, de ne pas se soumettre à leurs règles oppressives. Mais alors que la nuit tombait sur l’Île de Palmora, Benoît savait que cette bataille ne faisait que commencer. Et il ne savait pas encore à quel point les défis à venir seraient difficiles. La douleur dans ses fesses, la brûlure sur sa joue, tout lui rappelait qu’il était un étranger dans ce monde, un étranger qui refusait de se plier. Mais à quel prix ?

mardi 30 septembre 2025

Bienvenue à Palmora - Partie 2

 


Benoît Dutal, encore secoué par les événements de l’avion, se tenait sur le tarmac de l’aéroport de Palmora, l’air chargé d’humidité et de sel marin lui caressant le visage. Son t-shirt noir, froissé et marqué par les empreintes de la confrontation avec Henri Moreau, collait à sa peau moite. Son jean large, lui aussi témoin de l’humiliation subie, pendait lourdement sur ses hanches. Il serrait les poings, ses ongles creusant la paume de ses mains, tandis que ses yeux bruns, habituellement pétillants de détermination, reflétaient maintenant une colère contenue et une humiliation profonde.

Un taxi jaune vif s’arrêta devant lui, le chauffeur, un homme d’une cinquantaine d’années au visage buriné par le soleil, le dévisagea avec curiosité. « Vous allez bien, jeune homme ? » demanda-t-il, son regard s’attardant sur les marques rouges qui ornaient le cou et les joues de Benoît.

Benoît, encore sous le choc, hocha la tête machinalement. « Oui, oui, ça va. La Résidence des Deux Cours, s’il vous plaît. » Sa voix, d’habitude ferme et assurée, tremblait légèrement, traçant les contours de son émotion.

Le chauffeur, un certain Monsieur Leblanc, acquiesça et engagea la conversation, comme le font souvent les chauffeurs de taxi. « Vous êtes nouveau sur l’île, n’est-ce pas ? »

Benoît, bien que peu enclin à discuter, sentit qu’il ne pouvait pas rester silencieux. « Oui, je suis arrivé aujourd’hui. »

« Ah, je vois. Vous savez, Palmora, c’est une île particulière. Les règles ici sont… différentes. » Monsieur Leblanc jeta un coup d’œil à Benoît dans le rétroviseur, comme pour sonder sa réaction.

Benoît serra les dents. « Oui, j’ai déjà eu un aperçu. » Il ne put s’empêcher de penser à la gifle retentissante d’Henri Moreau, à la douleur cuisante de la fessée, à l’humiliation publique devant les autres passagers.

Monsieur Leblanc, semblant comprendre le sous-entendu, opina lentement. « Les administrateurs ne rigolent pas avec la discipline. Surtout Monsieur Moreau. Il est connu pour sa sévérité. »

Benoît grimaça. « Oui, j’ai pu le constater. » Il se demanda si le chauffeur avait entendu parler de l’incident dans l’avion. Palmora était une île petite, les nouvelles voyageaient vite.

« Vous savez, jeune homme, » continua Monsieur Leblanc, sa voix prenant un ton plus grave, « ici, le respect des aînés est primordial. Appeler un homme comme Monsieur Moreau par son prénom, c’est considéré comme un manque de respect. »

Benoît sentit son visage s’empourprer. Il avait oublié, encore une fois, les codes de l’île. « Je… je suis désolé. Je ne suis pas habitué à ces formalités. »

Monsieur Leblanc haussa les épaules. « C’est compréhensible. Vous êtes jeune. Mais ici, ces détails comptent. Surtout pour quelqu’un comme vous, qui semble… » Il hésita, cherchant le mot juste, « … qui semble aimer défier l’autorité. »

Benoît se raidit sur son siège. « Je ne défie pas l’autorité. Je défends mes idées. »

Le chauffeur sourit, un sourire triste. « Sur cette île, les idées qui ne correspondent pas à celles des administrateurs sont souvent considérées comme une menace. Soyez prudent, jeune homme. »

Le silence s’installa entre eux, lourd de sous-entendus et de mises en garde. Benoît fixa le paysage qui défilait à travers la fenêtre : les plages de sable blanc, les forêts de palmiers, les villages colorés avec leurs places centrales, où il savait que se déroulaient les cérémonies de fessée. L’atmosphère de l’île, à la fois envoûtante et tendue, semblait le mettre au défi.


Arrivés à la Résidence des Deux Cours, un bâtiment élégant aux murs blanchis à la chaux et aux toits de tuiles rouges, Benoît paya la course et remercia Monsieur Leblanc. Avant de descendre, le chauffeur lui lança un dernier regard. « Prenez soin de vous, jeune homme. Et n’oubliez pas : ici, les fessées ne sont pas juste une punition. Elles font partie de la culture. »

Benoit descendit du taxi, les mots du chauffeur résonnant dans son esprit. Il se sentait comme un étranger dans un monde où les règles étaient écrites dans un langage qu’il ne maîtrisait pas encore. Il poussa la porte de la résidence, l’air conditionné lui apportant un soulagement temporaire à la chaleur étouffante de l’extérieur.

L’intérieur de la résidence était spacieux et lumineux, avec des meubles en bois sombre et des tapisseries aux motifs tropicaux. Une femme d’une trentaine d’années, vêtue d’une robe légère et d’un tablier, se tenait derrière le comptoir de la réception. « Bienvenue à la Résidence des Deux Cours, Monsieur Dutal. Je suis Madame Girard, la gérante. »

Benoît, encore marqué par les événements de la journée, se força à sourire. « Enchanté, Madame Girard. »

« J’espère que votre voyage s’est bien passé. » Le regard de Madame Girard s’attarda sur les marques rouges sur le visage de Benoît, mais elle ne fit aucun commentaire.

« Oui, merci. » Benoît se demanda si elle avait entendu parler de l’incident dans l’avion.

« Votre appartement est prêt. C’est le numéro 12, au premier étage. Voici vos clés. » Madame Girard lui tendit une clé en métal lourd.

« Merci. » Benoît prit la clé, sentant son poids dans sa main. Il se dirigea vers l’ascenseur, l’esprit ailleurs.

Une fois dans son appartement, Benoît laissa tomber son sac sur le sol et s’effondra sur le canapé. La pièce était spacieuse, avec des murs blancs et des meubles modernes. Une grande fenêtre offrait une vue sur la mer, les vagues bleues se brisant doucement sur le rivage.

Il se passa une main sur le visage, sentant la chaleur des marques laissées par la gifle de Moreau. La douleur de la fessée était encore vive, ses fesses brûlantes et sensibles. Il se leva, se dirigea vers la salle de bain et se regarda dans le miroir. Son visage était marqué, ses yeux cernés par la colère et l’humiliation.

Il ouvrit le robinet et laissa l’eau froide couler sur ses mains, puis sur son visage. La fraîcheur lui apporta un soulagement temporaire, mais la colère et l’humiliation restaient, tapies au fond de son être.

Il se déshabilla lentement, jetant son t-shirt froissé et son jean sur le sol. Il se tenait là, nu, face au miroir, examinant les marques rouges sur ses fesses. La peau était enflammée, les empreintes des mains de Moreau clairement visibles.

Il se souvint de la scène dans l’avion, de la façon dont Moreau l’avait déshabillé, l’avait fait se coucher sur ses genoux, avait exposé ses fesses nues aux regards de tous. La honte le submergea à nouveau, mais avec elle, une détermination féroce.

Il ne se laisserait pas intimider. Il ne se laisserait pas réduire au silence. Palmora pouvait avoir ses règles, ses traditions, mais Benoît Dutal ne se soumettrait pas.

Il se sécha et enfilait un short léger, puis se dirigea vers la cuisine. Il avait besoin de quelque chose à manger, quelque chose pour calmer la tempête qui faisait rage en lui.

Alors qu’il ouvrait le réfrigérateur, il entendit un bruit à la porte. Il se figea, son cœur battant la chamade. Qui pouvait bien venir le voir si tôt ?

Il se dirigea vers la porte, hésitant. « Qui est là ? » demanda-t-il, sa voix tremblante.

« C’est Madame Girard. J’ai oublié de vous donner cela. »

Benoît ouvrit la porte, trouvant Madame Girard avec un plateau dans les mains. « Oh, excusez-moi. Qu’est-ce que c’est ? »

« Un petit quelque chose pour vous souhaiter la bienvenue. » Madame Girard lui tendit le plateau, sur lequel se trouvaient des fruits frais, du pain et du fromage.

« Merci, c’est très gentil. » Benoît prit le plateau, sentant une vague de gratitude envers cette femme qui semblait comprendre son malaise.

« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à me demander. » Madame Girard lui sourit chaleureusement avant de partir.

Benoît ferma la porte et posa le plateau sur la table. Il s’assit, commençant à manger machinalement. Les fruits étaient juteux, le pain frais, mais il avait du mal à apprécier. Son esprit était ailleurs, perdu dans les événements de la journée.

Il se leva, se dirigea vers la fenêtre et regarda la mer. Les vagues se brisaient doucement sur le rivage, un rythme apaisant qui contrastait avec la tempête intérieure de Benoît.

Il se demanda ce que l’avenir lui réservait sur cette île. Il savait que son combat ne serait pas facile, que les administrateurs ne le laisseraient pas agir à sa guise. Mais il était déterminé. Il ne se laisserait pas intimider, pas par Moreau, pas par qui que ce soit.

La nuit tomba lentement sur Palmora, enveloppant l’île dans une obscurité apaisante. Benoît, toujours debout à la fenêtre, sentit une résolution grandir en lui. Il était là pour une raison, et il ne partirait pas avant d’avoir accompli ce pour quoi il était venu.

Il se tourna vers son appartement, vers le plateau de nourriture à moitié consommé. Il avait besoin de repos, de se préparer pour les défis à venir.

Il se dirigea vers la chambre, s’allongea sur le lit et ferma les yeux. Les images de la journée défilèrent dans son esprit : la confrontation avec Moreau, la gifle, la fessée, l’humiliation.

Il serra les poings, sentant la colère monter en lui. Mais avec elle, une détermination féroce. Il ne se laisserait pas abattre. Il se battrait, pour ses idées, pour la justice, pour lui-même.

Et alors que le sommeil le gagnait lentement, Benoît Dutal sourit, un sourire déterminé, un sourire qui disait qu’il était prêt à affronter tout ce que Palmora avait à lui offrir.

La nuit était tombée sur l’île, mais pour Benoît, une nouvelle bataille ne faisait que commencer.

vendredi 12 septembre 2025

La vengeance de Clara

 



Le soleil de midi inondait la Résidence des Deux Cours d’une lumière dorée, mais dans l’appartement de Benoît Dutal, l’atmosphère était loin d’être sereine. Le jeune homme de vingt-cinq ans, athlétique et au visage juvénile, était en plein ménage. Ses cheveux noirs, coupés en wolf cut, encadraient son visage anguleux alors qu’il s’affairait avec une pelle à poussière. Ce jour-là, il portait un t-shirt noir moulant et un jean délavé, une tenue qui mettait en valeur son corps sculpté par des heures de sport. Mais Benoît n’était pas du genre à faire les choses à moitié. Après avoir balayé son appartement, il se dirigea vers la fenêtre, ouverte en grand pour laisser entrer l’air frais. Sans se soucier des conséquences, il souleva la pelle remplie de poussière et de débris et la vidangea par la fenêtre. La terre, les miettes et les morceaux de papier s’envolèrent, portés par une légère brise, avant d’atterrir sur les passants en contrebas.

Parmi eux se trouvaient Francis Barson, le gestionnaire de la résidence, et Clara Lapelle, l’artiste indépendante et voisine de Benoît. Francis, un homme de cinquante-cinq ans au crâne chauve et à la moustache grisonnante, portait un costume strict qui accentuait son air autoritaire. Ses yeux bleus perçants semblaient voir à travers les âmes, et sa démarche était celle d’un homme habitué au commandement. Clara, quant à elle, avait les cheveux rouges coupés au carré, un style qui contrastait avec son regard vitreux, trahissant une fatigue chronique ou une addiction. Elle portait une veste en cuir usée et un jean déchiré, un style qui reflétait son esprit rebelle.

La poussière tomba sur eux comme une pluie sale, couvrant leurs vêtements et leurs cheveux. Clara, déjà irritée par les nombreuses plaintes de Benoît à son sujet, saisit l’occasion. « Vous voyez, Monsieur Barson ? C’est toujours la même chose avec lui ! » s’exclama-t-elle, sa voix stridente perçant l’air. Elle pointa du doigt la fenêtre d’où provenait la poussière, son geste accusateur. Francis, qui détestait le désordre et le manque de respect, leva les yeux vers l’appartement de Benoît. Son regard se durcit, et ses lèvres se serrèrent en une ligne mince.

« Je vais m’occuper de ça, » grogna-t-il, sa voix grave résonnant comme un coup de tonnerre. Il monta les escaliers à grandes enjambées, chaque pas semblant secouer les marches sous son poids. Clara le suivit, un sourire satisfait étirant ses lèvres. Elle adorait voir Benoît mis à mal, surtout après ses nombreuses remarques sur le bruit qu’elle faisait la nuit, lorsqu’elle peignait ou écoutait de la musique à plein volume.

Benoît, ignorant encore la tempête qui s’approchait, était retourné à son ménage. Il ne remarqua pas Francis frapper à sa porte avec une force qui fit vibrer les murs. Quand il ouvrit enfin, il fut accueilli par le visage sévère de Francis et le regard triomphant de Clara.

« Benoît, » commença Francis, sa voix profonde et autoritaire remplissant l’entrée. « Tu crois vraiment que c’est une façon de te comporter ? Jeter tes déchets par la fenêtre comme si c’était une poubelle ? »

Benoît haussa les épaules, son air impertinent au premier plan. Ses yeux marrons, habituellement chaleureux, se voilèrent d’une lueur de défi. « C’était juste un peu de poussière, Francis. Pas de quoi en faire un drame. »

Francis fronça les sourcils, ses yeux s’étroitant. « Ne m’appelle pas par mon prénom, jeune homme. C’est Monsieur Barson pour toi. »

Benoît roula des yeux, un sourire narquois aux lèvres. « D’accord, Monsieur Barson. Mais franchement, c’est pas si grave. »

Francis échangea un regard avec Clara, qui hocha la tête en signe d’approbation. Ses yeux brillaient d’une lueur malicieuse, comme si elle savait quelque chose que Benoît ignorait. Francis posa sa main gantée de cuir sur l’épaule de Benoît, son geste à la fois paternel et menaçant. « Tu vas apprendre ce que ça signifie de manquer de respect à tes voisins et à la résidence. »

Benoît croisa les bras, son torse se gonflant légèrement. « Vous allez me donner une leçon, Monsieur Barson ? Je suis un grand garçon, je sais ce que je fais. »

Francis serra les poings, ses jointures blanchissant sous la pression. « Tu vas te taire et écouter, jeune homme. Et pour commencer, tu vas t’excuser auprès de Mademoiselle Lapelle. »

Clara, qui avait pris place sur le canapé en cuir usé du salon, croisa les jambes et sourit. Ses ongles peints en noir brillaient sous la lumière du soleil. « Oui, excuse-toi, Benoît. C’est la moindre des choses. »

Benoît soupira, mais il savait qu’il n’avait pas le choix. Il jeta un regard furieux à Clara, puis se tourna vers Francis. « Désolé, Clara. Je ne voulais pas te salir. »

Clara fit une moue de satisfaction, mais Francis n’était pas encore prêt à en rester là. « Les excuses, c’est bien, mais ça ne suffit pas. Tu as besoin d’une leçon plus sévère. »

Benoît sentit une pointe d’inquiétude l’effleurer, mais il tenta de garder son air décontracté. « Une leçon ? De quoi vous parlez, Monsieur Barson ? »

Francis se pencha vers lui, son regard perçant semblant transpercer l’âme de Benoît. « Tu vas recevoir une fessée, Benoît. Et tu vas l’avoir méritée. »

Les yeux de Benoît s’écarquillèrent, et son sourire disparut instantanément. « Une fessée ? Vous êtes sérieux ? Je suis un adulte, pas un enfant ! »

Francis ignora ses protestations et se tourna vers Clara. « Vous pouvez rester et assister à la scène, Mademoiselle Lapelle. Ça lui servira de leçon. »

Clara se leva d’un bond, un sourire malicieux étirant ses lèvres. « Avec plaisir, Monsieur Barson. Je ne voudrais manquer ça pour rien au monde. »

Benoît sentit la panique monter en lui, son cœur battant la chamade. « Attendez, vous ne pouvez pas faire ça ! C’est ridicule ! »

Mais Francis était déjà en train de le pousser vers le canapé, sa main ferme sur l’épaule de Benoît. « Assez parlé, jeune homme. Il est temps de t’apprendre le respect. »

Benoît se débattit, ses muscles tendus sous l’effort. « Lâchez-moi ! Vous n’avez pas le droit ! »

Francis le fit s’allonger sur ses genoux, le maintenant fermement en place. Ses mains puissantes enserraient les hanches de Benoît, l’empêchant de bouger. Clara s’approcha, les yeux brillants d’anticipation. Elle se posta près de la fenêtre, ouverte sur le monde extérieur. La rue en contrebas était animée, et les voisins d’en face pouvaient facilement voir et entendre ce qui se passait.

« Fermez la fenêtre, au moins ! » protesta Benoît, rouge de honte. Ses joues étaient teintées de rose, et sa voix tremblait légèrement.

« Non, » répondit Francis, sa voix ferme et impitoyable. « Que les voisins voient et entendent. Ça te servira de leçon. »

Clara s’assit sur le bras du canapé, observant la scène avec délectation. Ses doigts tambourinaient sur le cuir, comme si elle attendait le début d’un spectacle. Francis leva la main, sa paume large et calleuse, et la fit s’abattre sur les fesses de Benoît, encore couvertes par son jean serré. La première claque résonna dans la pièce, un son sourd et humiliant. Benoît sursauta, un cri étouffé s’échappant de ses lèvres.

« Aïe ! Vous êtes fou ! » s’écria-t-il, tentant de se dégager. Ses mains se crispèrent sur le tissu du canapé, ses ongles creusant le cuir.

Mais Francis le maintint fermement, sa main lourde et implacable. « Tu vas rester en place et prendre ta punition, jeune homme. »

La deuxième claque tomba, plus forte encore. Benoît poussa un cri de douleur, ses fesses commençant à rougir à travers le tissu de son jean. La chaleur se propagea rapidement, et il sentit une brûlure intense. Clara sourit, appréciant le spectacle. Ses yeux brillaient d’un plaisir sadique, comme si elle prenait un malin plaisir à voir Benoît souffrir.

« Tu vois, Benoît ? C’est ce qui arrive quand tu manques de respect, » dit-elle, un ton moqueur dans la voix. Sa voix était douce, mais ses mots étaient acérés comme des lames. . Francis continua, chaque claque plus sévère que la précédente. Benoît se tordait et gémissait, ses protestations devenant de plus en plus faibles. La douleur s’intensifiait, et il sentait ses fesses brûler à travers son jean. La sueur perlait sur son front, et ses cheveux collaient à sa nuque. Il ferma les yeux, tentant de se concentrer sur autre chose que la douleur, mais chaque claque le ramenait à la réalité.

« Arrêtez, s’il vous plaît ! » supplia-t-il, sa voix brisée. Ses mains se crispèrent sur le canapé, ses doigts blanchissant sous la pression.

Mais Francis ne montrait aucune pitié. Son visage était impénétrable, son regard fixe et déterminé. « Pas avant que tu aies appris ta leçon, » grogna-t-il, levant à nouveau la main.

La fessée dura ce qui sembla une éternité à Benoît. Chaque claque était un rappel douloureux de son manque de respect. Ses fesses étaient maintenant douloureuses et rouges, même à travers le tissu de son jean. Il sentait chaque impact comme un coup de poignard, et la chaleur se propageait à travers son corps, le faisant transpirer abondamment.

Clara observait, un mélange de satisfaction et de curiosité dans son regard. Elle semblait étudier chaque réaction de Benoît, comme si elle cherchait à comprendre jusqu’où il pouvait endurer la douleur. Ses lèvres étaient légèrement entrouvertes, et son souffle était rapide, comme si elle partageait l’excitation de la scène.

Enfin, Francis s’arrêta, laissant Benoît haletant et en sueur sur ses genoux. Le jeune homme était tremblant, ses muscles tendus à l’extrême. Il sentait ses fesses pulsées de douleur, et chaque mouvement était une agony. Francis le relâcha doucement, et Benoît se releva rapidement, frottant ses fesses douloureuses. Il jeta un regard furieux à Clara, qui sourit en retour, un sourire triomphant.

« Ce n’est pas fini, » déclara Francis, croisant les bras. Sa voix était calme, mais ses yeux brillaient d’une détermination implacable. « Tu vas maintenant te déshabiller. »

Benoît recula d’un pas, ses yeux s’écarquillant à nouveau. « Me déshabiller ? Pourquoi ? »

Francis pointa du doigt le t-shirt de Benoît, son geste autoritaire. « Tu as reçu une fessée sur tes vêtements, ce n'est pas suffisant. Tu dois la recevoir sur la peau nue. »

Benoît hésita, son cœur battant la chamade. Il jeta un regard implorant à Clara, mais elle détourna les yeux, un sourire aux lèvres. Lentement, il commença à enlever son t-shirt, révélant son torse athlétique et sa peau légèrement hâlée. Ses abdominaux étaient dessinés, et ses pectoraux saillants. Clara observa, un sourire aux lèvres, alors que Benoît, rouge de honte, se tenait devant eux.

« Maintenant, le jean, » ordonna Francis, sa voix impassible.

Benoît hésita à nouveau, ses mains tremblantes posées sur la braguette de son jean. Il sentait les regards de Francis et Clara sur lui, et la honte l’envahit. Mais il finit par obéir, déboutonnant son jean et le laissant tomber au sol. Il ne portait qu’un boxer serré, qui laissait peu à l’imagination. Ses fesses, déjà rouges, étaient maintenant exposées, et il sentit une vague de honte l’envahir. Son sexe, légèrement tendu par l’excitation et la peur, était visible à travers le tissu fin du boxer.

« Sur mes genoux, » ordonna Francis, pointant vers le canapé. Sa voix était ferme, mais il y avait une note de satisfaction dans son ton.

Benoît obéit, s’allongeant à contrecœur sur les genoux de Francis. Il sentit les mains de l’homme plus âgé sur ses hanches, le maintenant en place. Les doigts de Francis étaient fermes, mais pas brutaux, comme s’il prenait un malin plaisir à contrôler chaque mouvement de Benoît. Clara s’approcha, observant la scène avec un mélange de curiosité et de satisfaction. Françis fit descendre le boxer de Benoît et exposa ses fesses nues.

Francis leva la main et la fit s’abattre sur les fesses nues de Benoît. La claque résonna dans la pièce, un son clair et humiliant. La douleur était intense, bien plus que lorsqu’il était habillé. Benoît poussa un cri étouffé, ses mains se crispant sur le tissu du canapé. Ses ongles creusèrent le cuir, laissant des marques blanches.

« Tu vas apprendre le respect, jeune homme, » grogna Francis, levant à nouveau la main. Sa voix était basse, presque gutturale, comme si la scène éveillait en lui une passion primitive.

La deuxième claque tomba, encore plus forte. Benoît gémit, ses fesses brûlant sous l’impact. La chaleur se propagea rapidement, et il sentit une douleur aiguë se répandre dans tout son corps. Clara observa, un sourire aux lèvres, alors que Francis continuait, chaque claque plus sévère que la précédente.

La fessée dura longtemps, chaque claque un rappel douloureux de la leçon que Benoît devait apprendre. Ses fesses étaient maintenant d’un rouge vif, et il sentait la chaleur se propager à travers son corps. Il se tordait et gémissait, mais Francis ne montrait aucune pitié. Ses mains étaient impitoyables, et chaque claque était délivrée avec une précision et une force calculées.

Benoît sentit un mélange de sueur et d’excitation. Il était humilié, mais une partie de lui était étrangement excitée par la situation. Il sentait son sexe se tendre, malgré la douleur et la honte. Clara remarqua son érection, et un sourire malicieux apparut sur ses lèvres. Elle se pencha vers lui, murmurant à son oreille :

« Tu aimes ça, hein, Benoît ? Tu aimes être humilié comme ça ? »

Benoît rougit encore plus, si c’était possible. Il tenta de détourner les yeux, mais Clara maintint son regard, ses yeux brillants de malice. Francis, quant à lui, semblait ignorer l’échange, concentré sur sa tâche.

Enfin, après ce qui sembla une éternité, Francis s’arrêta. Benoît haletait, ses fesses douloureuses et rouges. Il se releva lentement, frottant ses fesses et jetant un regard furieux à Francis et Clara. Ses jambes tremblaient légèrement, et il sentait une faiblesse l’envahir.

« Tu as compris la leçon, jeune homme ? » demanda Francis, sa voix ferme. Ses yeux brillaient d’une satisfaction calme, comme s’il avait accompli une tâche importante.

Benoît hoqueta, essayant de reprendre son souffle. « Oui, Monsieur Barson. Je comprends. »

Francis hocha la tête, satisfait. « Bien. Maintenant, tu vas t’excuser auprès de tous les voisins que tu as dérangés. Et tu vas faire attention à ton comportement à l’avenir. »

Benoît soupira, sachant qu’il n’avait pas le choix. Il se sentait humilié et vaincu, mais il savait qu’il devait obéir. « D’accord, Monsieur Barson. Je m’excuserai. »

Clara se leva, un sourire triomphant aux lèvres. « Je suis contente que tu aies enfin reçu la leçon que tu méritais, Benoît. »

Benoît jeta un regard furieux à Clara, mais il savait qu’il ne pouvait rien dire. Il se rhabilla rapidement, ses fesses douloureuses le rappelant à chaque mouvement de la leçon qu’il venait de recevoir. Chaque pas était une agonie, et il sentait ses muscles protester.

Alors que Francis et Clara quittaient l’appartement, Benoît se dirigea vers la fenêtre, la fermant avec force. Il jeta un regard vers l’appartement d’en face, se demandant si les voisins avaient tout vu et entendu. Il sentit une vague de honte l’envahir, mais il savait qu’il devait faire amende honorable.

La journée était loin d’être terminée, et Benoît savait qu’il avait encore beaucoup à faire pour réparer les dégâts qu’il avait causés. Mais une chose était sûre : il n’oublierait pas de sitôt la leçon qu’il venait de recevoir. Et il se demanda, alors qu’il se frottait les fesses douloureuses, si Francis et Clara avaient d’autres surprises en réserve pour lui. La suite restait à écrire, et Benoît ne pouvait s’empêcher de se demander ce que l’avenir lui réservait.